ⓒⓞⓤⓟ2❤ de la semaine : « On a marché sur le crâne » de Will Black Mind

On a marché sur le crâne
de Will Black Mind, photos de Jean Biasco & Sonia Ligorred (Les Occultés, 19,90€)

Voici un ouvrage que je voulais m’offrir depuis un certain et pour lequel j’ai cédé avec plaisir lors du festival des Imaginales en mai dernier à Epinal. Compilant photographies en noir et blanc réalisées au Musée Testut Latarjet et récits poétiques, nouvelles métaphysiques ou encore cadavre exquis, On a marché sur le crâne empreinte tous les sentiers possibles menant au même objet : le crâne. Mais loin d’être un receuil morbide, l’ensemble des textes de Will éveille l’esprit par sa plume virtuose au style profond. C’est là que s’explique mon coup de coeur pour se livre qui parle forcément à tous mais pas comme tout le monde. Ici le crâne est sondé, imaginé, immortalisé, raconté… sous tous les aspects possibles : historiques, émotionnels, médicaux…chaque cavité soulève une question ou rappelle une histoire. On a marché sur le crâne se lit et se relit, se regarde et s’apprécie plusieurs fois pour saisir les nombreux symboles et esthétismes abordés, et la richesse des images ne manque pas ! (je ne parle pas seulement des nombreux crânes photographiés racontant eux mêmes une histoire, mais bien des mots, des métaphores et des symboles). Bien sûr l’image de la vanité, de la « mortelle équité », de la Mort et des morts, sans oublier la boîte ou le génial esrpit. Comme tout bel ouvrage en réalité il rest difficile à décrire, je ne peux que le recommander pour la variété des idées et émotions qu’il procure.

Extrait « La Mue » :
Il faut naître. Naître, naître et renaître encore. Pour s’arracher sans cesse à cette poisse,, cette réalité gluante dans laquelle on s’enfonce inexorablement. S’extraire en hurlant, perclus des douleurs inhérentes à toutes naissances.

Arriver décharné, famélique, dans la nudité la plus crue et exposer sa « tête de mort » aux yeux hallucinés des témoins incapables de comprendre ce nouvel état. Quand notre squelette, architecture primitive, devient le terreau de tous les possibles, la source d’une plénitude universelle pourtant si égocentrée, car notre corps, univers à lui seul, est une cathédrale humide et suintante de mille et mille choses aussi belles qu’infâmes. Dès lors, à cet instant, on peut acter que la mutation a eu lieu, et l’on voit dans le miroir quelqu’un d’autre. Ni tout à fait différent, ni tout à fait le même…

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2 réponses à ⓒⓞⓤⓟ2❤ de la semaine : « On a marché sur le crâne » de Will Black Mind

  1. Rehem dit :

    Je suis contente de revoir un coup de coeur culture, ce livre a l’air intéressant et très prochain. Ca serait intéressant de faire un article sur l’usage des vanités dans le lolita !

  2. Yumi E.G. dit :

    Rehem -> Si tu fais cet article dis-le moi c’est un de mes thèmes favoris dans l’art, j’ai vu quelques robes à motifs de vanités (déjà sur mon blog dans un de mes coup de coeurs de la marque Ecailles de Lune) mais je crois que le sujet serait intéressant à creuser !

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